Jeu à deux, le Backgammon se déroule souvent sur plusieurs parties avant que les joueurs n’atteignent leurs objectifs de points.
Le but du jeu
Dans une partie de Backgammon, les joueurs tentent de faire sortir toutes leurs « dames » ou pièces, du tablier, après les avoir conduites dans son jan intérieur. Pour ce faire, ils les déplacent au fur et à mesure sur les cases du tablier.
Le matériel
Pour jouer au Backgammon, on utilise souvent une mallette à ouvrir à plat et dans laquelle se trouve un tablier de 12 « flèches » dans chaque compartiment. Chaque joueur reçoit en outre 15 pions et une paire de dés ordinaires. A noter que les 30 pions du jeu se déclinent dans deux couleurs distinctes.
La particularité du Backgammon repose sur ce que l’on appelle le « videau ». Les faces de ce dé spécial affichent respectivement les nombres 2, 4, 8, 16, 32, 64.
La partie
En début de partie, le videau est positionné sur la face 64 (mise de 1, soit la mise initiale).
Tour à tour, chaque joueur jette ses paires de dés ordinaires. En cas de dé « cassé », c’est-à-dire qui n’est pas tombé à plat, le joueur doit relancer simultanément les deux dés. Puis, il avancera ses pions selon le résultat obtenu. Pour ce faire, il peut avancer deux de ses pions autant de fois que le résultat affiché sur chacun de ses deux dés. Il peut aussi mettre un seul pion en mouvement. Dans ce cas, il déplacera celui-ci autant de fois que le résultat de la somme des deux dés.
Pratiquement, si après son lancer, un joueur obtient 3 et 4, il peut avancer soit un premier pion de 3 flèches et un second de 4 flèches, soit un seul pion de 7 (4+2) flèches.
Si lors de ses lancers successifs, un joueur obtient le même chiffre, il double le total des points pour avancer ses pions. Pratiquement, s’il fait 4 et 4, il peut avancer ses pions de 16 cases (deux fois 4+4). Comme pour les lancers simples, il peut jouer sur une pièce seule ou deux pièces simultanément, mais aussi trois ou quatre pièces, tant que la totalité des points obtenus peut couvrir tous ces déplacements.
Pour avancer, un pion doit uniquement se poser sur une case déjà occupée par une pièce appartenant à son adversaire. On appelle cette case « ouverte ». Il est préférable de ne pas placer une pièce lors de son déplacement dans une case « fermée », c’est-à-dire inoccupée. De préférence, le joueur devra la survoler.
Dans le cas où un pion aurait été déplacé par mégarde sur une case fermée, on l’appelle « biot ». Si un pion de l’adversaire rejoint cette case occupée par un « biot », ce dernier est mis hors-jeu. On placera ce pion sur la barre centrale du tablier. Le joueur propriétaire de ce jeton mort ne peut alors plus avancer ses pions tant que ses pions hors-jeu n’ont pas été réintégrés dans le plateau.
Pour réintroduire un pion hors-jeu dans la partie, un joueur doit réussir un lancer grâce auquel ce pion peut être déplacé uniquement vers une case ouverte. Il peut par la suite déplacer ses pions.
En déplaçant ses pions, un joueur essaie de sortir tous ses pions. Pour ce faire, il doit les conduire dans son jan intérieur. Pratiquement, un 6 permet de sortir un pion positionné sur la 6eme case du jan intérieur. Dans le cas où cette case serait vide, il peut sortir un pion se trouvant dans la case la plus proche.
Si au moment de sortir ses pions, un pion est mis hors-jeu par inadvertance, le joueur est tenu de réintroduire celui-ci dans son jan intérieur avant de pouvoir sortir les autres.
Le décompte des points
On est face à une « partie simple » quand un joueur a sorti ses 15 pions et que son adversaire a pu en sortir au moins un. Le premier remporte la valeur du videau. On dit que la partie est « gammon » quand un joueur a sorti ses 15 pions alors que son adversaire n’en a sorti aucun. Le premier gagne le double de la valeur du videau.
On dit que la partie est « backgammon » quand un joueur a sorti ses 15 pions alors que son adversaire dispose encore d’un pion ou plus dans le jan intérieur du vainqueur ou des pièces mises hors-jeu. Dans ce cas, le vainqueur gagne le triple de la valeur du videau.
